Douze Drone, école de formation de pilotage de drones à Paris

La popularisation du drone


Savez-vous ce que fait une noisette qui tombe dans l’eau ? (Réponse à la fin de l’article)

Vous l'aurez compris aujourd'hui c'est un article assez léger, afin de finir l'année avec une petite retrospective sur le marché des drones et sur comment le drone prend de plus en plus de place dans nos vies.

Le drone moderne existe grosso modo depuis 2006. En ces temps-là, les premières cartes de vol étaient des cartes de manettes de Wii. Cela fait donc 15 ans que le marché existe.

Comme tout marché, celui-ci est soumis à plusieurs phases de lancement, puis de développement. Le lancement a été progressif et le début de l’histoire débute vraiment (selon mon estimation) en 2010, avec la sortie de l’AR Drone de Parrot, premier drone grand public du monde.

Quand le drone entre en ébullition

De 2010 à 2020, c’est « l’ébullition » ! En effet La genèse dronique s’emballe et part dans tous les sens.

De partout des développeurs ambitionnent de se lancer dans ce secteur porteur, beaucoup de médias dont YouTube surgissent dans ces années-là, à l’instar de : We Are FPV, Culture FPV, et tant d’autres.

Les grosses entreprises d’aujourd’hui, étaient les petites sociétés d’hier :

  • DroneVolt (fondée en 2011, aujourd’hui coté en bourse) fabricant de drone à usage professionnel,
  • UAVIA (fondée en 2013) qui propose du pilotage de drone à distance via internet,
  • Delta Drone et Delair (fondées toutes les deux en 2011) qui fabrique des drones spécialisés (Delta Drone à Lyon et Delair à Toulouse). 

Des blogs, comme XavDrone ou Hubert Aile, apparaissent, et bien sûr HelicoMicro, qui a toujours été un pionnier dans l’aéromodélisme.

Des entreprises, comme Droneez, la première société que j’ai fondé, ainsi que bien d’autres qui n’existent plus aujourd’hui : tel que LipoLoop à Rennes, Drone Arena à Lille, et toutes les autres dont j’ai oublié le nom (mea culpa).

La société Studio Sports s’est lancée dans le développement des drones dès les premiers Phantom de DJI en 2013 (reportage France 3 de l’époque).

La société WeMakeDrones, un petit atelier parisien spécialisé dans la réparation de drone, voit le jour en 2015 (l’entreprise fermera en 2018, faute de clients).

Et devinez quel est le pays qui sort la première législation drone au monde en 2015 ?

La France (bien entendu, quelle question !).

En 2016 sort le premier Mavic (premier drone pliable grand public), qui va révolutionner le marché et faire chuter Parrot de sa place de premier vendeur de drone sur le marché français.

La DRL (Drone Racing League) est lancée en 2016, cette entreprise américaine propose des shows de drones, un peu comme les combats de catch, où tout est scénarisé avec un gentil, un méchant, mais cela sous forme de course. La DRL est arrivée en grande pompe car Matt Bellamy (le chanteur de Muse, un petit groupe de rock US que vous devez connaître) sera l’un des premiers investisseurs du projet.

RotorMatch, la plate-forme nait en 2016, devient rapidement the place to be des courses de drones à travers la France, en proposant un service unique de référencement de toutes les courses qui ont lieux dans l’hexagone. La société proposera par la suite des kits complets pour organiser sa propre course de drones, avec son équipement de chronomètre propriétaire (une vraie folie !).

En 2017, la BPI publie un article sur l’explosion des drones professionnels,  ils avaient un peu d’avance, parce que le drone n’explose vraiment que depuis la fin des confinements de 2020.

A la Maker Faire Paris de 2017, on parle de drone à tout va (et d’imprimante 3D).

En 2017 toujours on a eu droit au "Paris Drone Sessions", un endroit aménagé sous le périphérique parisien pour faire du drone le week-end.

On a eu le droit au drone Karma de GoPro, qui n’a pas fonctionné, notamment suite au rappel de nombreux modèles perdant systématiquement la connexion avec la manette.

Dans la foulée, Parrot recrute 200 personnes, pensant exploser sur le marché du drone grand public, puis en vire 100 en 2018 parce qu’ils n’ont pas « explosé » sur le marché des drones grand public.

Bref, vous l’aurez compris, ça part dans tous les sens, jusqu’à ce que la réalité frappe et que la guillotine du saint-business coupe tout ce qui dépasse.

Quand le drone arrive à Maturité

De nombreuses entreprises ont fait faillites, pendant la crise du covid. Mais déjà bien avant, le marché des drones n’était pas assez vaste pour accueillir tout le monde (feu Droneez et tous ses concurrents, feu RotorMatch en 2022, une véritable hécatombe). Nous avons tous cru à l’eldorado, mais l’aventure s’est plutôt achevée en radeau de la méduse (je ne suis pas fier de cette blague, mais je vous la laisse pour que vous puissiez vous moquer).

Aujourd’hui, quasiment plus personne ne propose de cours de drones pour le grand public, mis à part quelques association qui vivent du bénévolat des passionnés (les raccrocs). Il y a aussi Douze Drones avec votre serviteur aux commandes (voir le lien de nos cours ici).

Même Parrot, une entreprise pourtant solide, ne propose plus de drone grand public, ils n’ont pas pu tenir le rythme des sorties et le budget marketing de DJI (en même temps, c’est un peu comme si Breiz Cola voulait faire de la concurrence à Cola-Cola…).

Depuis 2020 le marché des drones est rentré dans une nouvelle ère : la phase de maturité.

Le business du drone se renforce, seuls les meilleurs sont toujours là : DJI, StudioSports, DroneVolt, Delair, Delta Drones, Parrot pour l’agriculture et les militaires.

Un article intéressant de « Technique de l’ingénieur » montre bien que la bulle a explosée, le Boum n’a pas eu lieu, le marché est maintenant mûre et va continuer à croitre autour de 10% par an pendant encore quelques années (mais on est loin des +900% annoncés par la BPI).

Il va bien y avoir quelques initiatives ici et là, mais la hype est passée et à moins d’avoir une idée de la mort qui tue (un drone avec une batterie qui tient 4h en l’air par exemple), les investisseurs ont jeté leur dévolu sur d’autres marchés à la croissance plus exponentielle.

En revanche, une chose est certaine : le drone est rentré dans nos vies et le bougre n’est pas prêt d’en sortir, car il vient, depuis peu, de franchir un cap (un roc, une péninsule, vous avez l’idée) : le drone vient de se populariser.

Quand le drone devient populaire

En 2003, MC Solaar chantait déjà : « Poursuis-moi avec les lois ou les drones si je t'agace », dans son titre Guérilla (6eme titre de l’album Mach 6).

Aujourd’hui le drone devient tendance, et je ne parle pas du drone sous le sapin de noël, comme ça a pu être le cas les années précédentes où le drone était dans le top 5 des cadeaux de fin d’année.

Non. Je parle de la vraie popularisation du drone, je parle du fait que le drone possède aujourd’hui :

  • son propre Manga : « Droners, Tales of Nuï » édité chez Kana,
  • son propre jeu de société : « Drones Vs Goélands » des éditions La Chèvre,
  • ses propres films : « Drone Games », de Olivier Abbou (le film est une merguez, ne perdez pas votre temps à le voir, mais ça a quand même le mérite d’exister).

Sans être le sujet des films, des drones apparaissent de plus en plus sur nos écrans. Comme dans :

  • « Les 2 Alfred » de Bruno Podalydès, sorti en 2020,
  • « Les Misérables » de Ladj Ly, sorti en 2019,
  • et plus récemment « Voleuses » de Mélanie Laurent, sorti sur Netflix en 2023.

On se rappelle également (certains en font encore des cauchemars) des différentes épisodes de Black Mirror (Netflix encore) contenant des drones, souvent utilisés de la pire manière.

Depuis 2021, le drone est donc devenu un véritable objet de la pop culture, au même titre que le sabre laser de Dark Vador, la baguette d’Harry Potter et la DeLorean de Doc (choix de références totalement assumé).

Dans beaucoup de domaine (les mariages, les chantiers, les lieux de tournage, etc.) le drone est devenu comme les crudités à l’apéro : tout le monde a un avis dessus, on aime, on n’aime pas (perso chuis pas un lapin, donc je suis plus team cacahuètes/Pringle), on donne son avis dessus même quand on n’y connait pas grand-chose (surtout quand on n’y connait rien, d’ailleurs), mais quand on arrive chez des potes et qu’ils n’ont pas sorti de crudités, bah ça manque.

Au fait, la noisette qui tombe dans l’eau : elle se noix !

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